La mutation digitale, une opportunité pour l'immobilier

 

Dématérialisation, désintermédiation, uberisation… Ces mots ont en commun la digitalisation qui transforme nos modes de consommation, de travail… Plus globalement nos modèles économiques. Les innovations digitales imprègnent progressivement les différents secteurs de l’économie avec des impacts sur les acteurs, leurs outils, leurs stratégies de développement et de commercialisation. L’immobilier, qui n’échappe pas à cette mouvance, a déjà entamé sa remodélisation. De la construction à la commercialisation des actifs en passant par l’exploitation et la distribution de séjours, tous les maillons de la chaîne de l’immobilier d’investissement sont concernés.  

 

Dématérialisation, désintermédiation, uberisation… Ces mots ont en commun la digitalisation qui transforme nos modes de consommation, de travail… Plus globalement nos modèles économiques. Les innovations digitales imprègnent progressivement les différents secteurs de l’économie avec des impacts sur les acteurs, leurs outils, leurs stratégies de développement et de commercialisation. L’immobilier, qui n’échappe pas à cette mouvance, a déjà entamé sa remodélisation. De la construction à la commercialisation des actifs en passant par l’exploitation et la distribution de séjours, tous les maillons de la chaîne de l’immobilier d’investissement sont concernés.

Certains voient la digitalisation comme le paroxysme du capitalisme, portant son lot de menaces sur l’activité et l’emploi, avec la crainte d’une émergence de nouveaux oligopoles voire monopoles… Les outils technologiques et digitaux renforcent en effet la puissance des fournisseurs de produits et services qui ont les moyens de leurs ambitions face à des particuliers mieux informés et plus exigeants sur les prix.

Côté promotion, les nouveaux outils permettent d’optimiser les délais de construction et de livraison. Ils offrent également une expérience immersive dans les logements commercialisés en VEFA et facilitent la prise de décision des investisseurs et futurs propriétaires. Côté besoins, la digitalisation redéfinit les espaces, entre la pièce supplémentaire dédiée au home office, les showrooms qui remplacent certains magasins et les centres logistiques de proximité.

Les actifs au cœur de notre activité, que sont les résidences services, répondent avant tout à des besoins démographiques et économiques. Ils sont donc peu impactés dans leur usage. En revanche, le numérique est source de nouveaux équipements et fonctionnalités qui agrémentent le confort des résidents.

Le digital offre aussi un nouveau canal de distribution, qu’il faut voir comme complémentaire à un réseau physique afin de toucher la clientèle la plus large plutôt qu’un canal concurrent… Dans l’ère de la surinformation qui se dessine, la différenciation se fera par l’expertise et le savoir-faire qui apportent de la valeur ajoutée. Le rôle de « macro » conseil des professionnels du patrimoine, inscrit dans une dimension humaine et psychologique non digitalisable, s’en trouve ainsi renforcé.

Cela étant dit, il nous semble incontournable d’intégrer le digital dans une stratégie de communication et de commercialisation dès aujourd’hui pour être en phase avec la génération Y qui constituera la clientèle patrimoniale de demain. L’e-reputation primera alors sans doute sur le bouche-à-oreille…

 

Cet article est issu de la Cerinews N°27 Juil./Août/Sept. 2016