Regain d’intérêt pour la Location Meublée Non Professionnelle (LMNP)

L'évolution de la fiscalité avec le projet de loi de finances 2018 n’est pas sans conséquences sur la façon dont nos clients vont envisager ou modifier leur mode d’investissement. Le Prélèvement Forfaitaire Unique de 30 % (PFU) autrement appelé « Flat Tax » est instauré sur les plus-values des valeurs mobilières et sera essentiellement profitable aux tranches d’imposition élevées. Le placement préféré des Français, l’Assurance-Vie, pour ne parler que de celui-ci, risque de ne plus avoir le même attrait et une partie des capitaux pourra être arbitrée vers d’autres supports moins taxés. L’augmentation de 1,7 % des prélèvements sociaux va encore alourdir la fiscalité, déjà confiscatoire, des revenus fonciers, ce qui va amener les investisseurs à une réflexion sur le mode de détention (IR ou IS) et certainement induire un coup de frein important sur l’investissement immobilier classique. 
 
 
De la même façon, la suppression de l’ISF et la création de l’IFI, dont il est légitime de se poser la question de l’égalité de chacun au regard de l’impôt, vont sans doute révolutionner le marché de l’immobilier. Les dettes contractées pour l’acquisition ou le refinancement de son propre immobilier ou les crédits levés pour acquérir de nouveaux supports viendront au passif de l’IFI (sauf quelques restrictions). En cette période de taux bas, le levier du crédit est un atout majeur pour l’investissement immobilier et notamment pour la LMNP, car la déductibilité des charges financières va diminuer, voire rendre négatif le résultat
fiscal de l’opération et générer un report d’amortissement imputable sur les revenus futurs.
 
Les biens immobiliers professionnels seront exonérés de ce nouvel impôt dans les mêmes conditions que pour l’ISF et le statut de LMP (Loueur Meublé Professionnel), pour les foyers à revenus faibles et pour les retraités est un axe de développement à ne pas négliger et pourquoi pas à organiser. Plus que jamais, la LMNP, va trouver sa place et un regain d’intérêt pour le patrimoine de nos clients. Même si les revenus des locations meublées (BIC) sont soumis à la même fiscalité que les RF, leur assiette taxable reste faible ou inexistante grâce à l’amortissement comptable des biens.
Nos clients sont de plus en plus conscients de l’intérêt de ce modèle : fiscalité des revenus réduite ou inexistante, gestion totalement déléguée, diversité des secteurs d’investissement, j’en veux pour preuve le nombre croissant de nos clients qui arbitrent leur immobilier locatif au profit de la location gérée.

 

Didier MAYANS
Senior advisor FINANCIALE Gestion Privée